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Orden

Orden

flux-jidu.jpgLa magie à proprement parler c’est l'Orden. Le terme Krillien est là encore assez délicat à traduire tel quel. Il y a une notion de domaine, comme un espace où l’on trouve les énergies fondamentales, primaires, créatrice/destrcutrice de la nature. Les Jidù la composent. Ces domaines d'énergie primaire sont la source dans laquelle les Jidaï-atah puisent pour sculpter et modeler le monde à leur volonté. L'aptitude à sculpter l'Orden est rare et on l'a trouve exclusivement chez les humains. Elle apparait chez l'enfant entre ses 6 et 10 ans, très rarement au-delà. La manifestation de cette aptitude chez l'enfant se nomme “le mal blanc”, en raison de la couleur des yeux révulsés que présentent la majorité du temps les pauves gamins victimes de ces crises. Les enfants souffrant du mal blanc doivent être guidés et pris en charge par des pratiquants avertis. Sans cela il est extrêmement rare qu'ils survivent plus d'un an !

Le mal blanc

Le mal blanc se caractérise par des manifestations surnaturelles involontaires et incontrôlées de l'Orden. Comme pour le futur JIdaï-atah, les flux primaires passent par le canal que leur offre l'enfant et resortent anarchiquement pour modifier l'ordre naturel. Toutes ces manifestations étant totalement anrchiques et involontaires, elles agressent le jeune corps le laissant à la fin des crises, dans l'inconscience, souvent blessé physiquement par des micro-plaies saignantes. Pour l'oeil non averti, ces crises ressemblent à de l'épilepsie si ce n'est les blessures qu'elles occasionnent.

Ces manifestations sont liées à l'état émotionnel de l'enfant. Plus son émotion est forte plus l'Orden a des chances de se manifester. Les émotions les plus courantes sont la colère, la peur, plus secondairement la tristesse ou la joie. Mais en réalité n'importe quelle émotion forte est suceptible d'être déclencheur. Pour aider l'enfant, il faut donc l'aider à comprendre ce qui se passe pour qu'il saisisse les éléments déclencheurs et les contrôlent.

Dans les écoles d'Orden, les pratiquants sont souvent bridés par des moyens divers et variés. Des orden-O'kam (enchantement) ou des potions peuvent être utilisés pour bloquer les réactions émotionnelles trop violentes. L'apprentissage passe ensuite par la mise en situation contrôlée. Les jidaï-atah font monter progressivement l'état émotionnel de l'enfant afin que celui-ci, en pleine conscience, appréhende le moment et ressente les bouleversements internes du passage des flux. Il apprend ainsi progressivement à canaliser ces flux pour endiguer leur anarchie. L'apprentissage permet ainsi en quatre ou cinq ans, des fois plus, de ne plus subir d'invasion non volontaire de l'Orden et de décorreller émotion et utilisation de l'Orden.

Il existe des pratiquants, qui ne savent souvent pas eux-mêmes à quoi ils ont affaire, ayant survécu sans enseignement au mal blanc. Ces pratiquants ne sont pas appelés Jidaï-atah et leur utilisation de l'Orden est empirique, souvent très ciblée dans ses effets, comme un artisan fabriquant des objets d'une rare perfection, ou un devin capable de prophéties etc.

Les jidù

Le Jidaï-atah sculpte les énergies fondamentales que l'on trouve partout autour de nous. C'est une intervention brutale dans l'ordre naturelle des choses. Selon l'intensité de l'orden-ach ce bouleversement est plus ou moins important, mais il n'est jamais anodin. L'utilisation de l'Orden a deux inconvénients. Le premier est que le Jidaï-atah provoque une perturbation de ses propres flux vitaux, de son essence. Cette perturbation est souvent méconnue voire ignorée sauf quand elle atteint son apogée avec l'Inaï-A'sinn (choc en retrour), laissant le faiseur couvert de plaies sanglantes. Le second est la perturbation des flux primordiaux dans les zones de concentration de l'orden-ach. C'est à dire, d'une part là où se trouve le Jidaï-atah et d'autre part, là où se déclenche les effets de l'orden-ach.

Cette perturbation est appelée Asch'en, ce qui pourrait signifier grossièrement empreinte invisible. C'est à la fois une agitation plus désordonnée et l'apparition de noeuds de flux, comme une chevelure que l'on a secoué et qui s'est emmêlée. l'Asch'en peut être vue ou repérée par un orden-ach de Jjidù-inù (sens). L'orden-ach décrpypte alors les signes de perturbation pour établir une sorte de carte de ce qui s'est passé, quel jidù, quelle intensité, quels effets etc. Un Jidaï-atah doué peut aller jusqu'à déterminer à quel moment dans le passé l'orden-ach a été sculpté. L'oeil de lumière (Atahan-jidù) peut également permettre à l'oeil attentif de décrypter ces perturbations.

Mais il y a plus troublant. Ces perturbations ont presque toujours des signes visibles sans recourir à l'Orden elle-même. Ces perturbations sont des dérèglements temporaires, des effets aléatoires et inattendus dans l'ordre naturel des choses à ces endroits et plus ou moins remarquables selon l'intensité de l'orden-ach utilisé. Dans le cadre d'un orden-O'kam ces dérèglements sont permanents. Un lieu enchanté est souvent remarquable même pour un non initié. l'étrange y est à son aise. Il faut être néanmoins très attentifs pour repérer ces changements. Il s'agit d'un changement de couleur d'un ou plusieurs pétales d'une fleur ordinairement monochrome, une zone où l'herbe y est plus dense ou plus chétive que partout autour d'elle, de la rosée sur un mur en plein soleil ou des cheveux électrisés comme en plein froid etc. Ce n'est que très rarement voyant ou impressionnant. C'est le plus souvent subtil et imperceptible, mais présent… Plus l'intensité de l'orden-ach est grande, plus l'Asch'en sera visible et durable. Il en est de même sur et dans le corps du Jidaï-atah…

L'opale tient une place particulière dans la vie des anouvéens. En effet depuis l'avènement de la religion d'Eù, l'opale est devenue le symbole de tous les croyants. Ceux-ci la portent en diadème ou en joyaux incrusté, serti dans le front. Il s'agit dans ces cas là d'une petite pierre ovale polie incrusté dans un joyaux. En réalité l'opale a une réelle sensibilité aux flux primordiaux que sont les jidù ou plus généralement à l'Art-A'theù. Cette sensibilité n'est pas très mesurable, néanmoins tous les Jidaï-atah des royaumes d'Eù portent l'opale. Même ceux du culte pourpre ont trouvé des dérivatifs pour que l'opale ne soit jamais loin d'eux. Ainsi nombre de leurs couteaux sacrificiels ont des gemmes d'opales, certains plus rares encore sont taillés intégralement dans un bloc d'opale. Les chamans de Cahour portent sur eux de nombreux bijoux en opale en plus de leurs parures d'os… Le concept même d'Eù comme énergie créatrice est beaucoup trop proche et en harmonie des concepts de jidù que manipulent les faiseurs pour que ceux-ci ne croient pas en cette Entité universelle.

Quoiqu’il en soit, depuis qu’elle est apparue chez les humains, l'Orden se divise en trois domaines (ou école, mais le mot ne correspond pas aux Jidù). Les Humains emploient fréquemment le mot école, mais la dénomination krillilenne de domaine semble être plus proche de la réalité.

Chaque Jidù est un avantage et à moins d'être Enfant de la Tour, un personnage ne peut en apprendre que deux dans l'ensemble de sa carrière. Le personnage est limité par son Intuition sur le nombre de Jidù qu’il peut apprendre/connaître.

:!: Même l'avantage “Enfant de la tour” ne permet pas de passer outre la limitation de l'intuition.

Les Jidù sont en rapport avec la nature, ses énergies, ce qui fait sa quintessence. C’est pourquoi, il est si difficile de développer les trois. Le Jidaï-atah perçoit quand il crée ou modèle un orden-ach (sort) ces flux sous la forme de filaments entrelacés, de toiles qui se délient et se reforment au gré d'une force invisible. Ils reconnaissent les fils des Jidù par leur couleur propre :

  • Jidù-panna (matière) : rouge
  • Jidù-shacra (énergie) : jaune or
  • Jidù-inù (sens) : violet

:!: Les Jidaï-atah qui perçoivent les énergies primaires (Atahan-Jidù) voient les flux télépathiques verts, et les flux de l'Inaï-mu'Waad bleus !

Avoir une affinité avec l’un des domaine est déjà une chance rare, alors deux et à plus forte raison, trois !… Pour savoir le nombre de Jidù que vous avez la possibilité de développer, reportez-vous au tableau de possibilités.

Bien-sûr, au fil de son expérience votre personnage augmentera sans doute son score d’intuition et de fait ses possibilités augmenteront.

Table de possibilités

Score d'intuition Nb de Jidù
1 0
2 0
3 1
4 2
5 2
6 3

Jidù-panna

C’est le domaine de la matière.

Jidù-shacra

C’est le domaine de l’énergie.

Jidù-inù

C’est le domaine des sens et des émotions.

Les orden-ach

Niveau d’altération

Lorsqu’un Jidaï-atah fait appel aux Jidù, l’air ambiant se densifie autour de lui et donne une légère impression d’opacification de l’air. C’est l’afflux d’énergies primaires qui provoque cet effet. Il va modifier l’ordre naturel pour le modeler à sa convenance. Mais, plus cet ordre naturel est modifié plus la difficulté est grande au moment du modelage de l'orden-ach. (Notez que l’altération n’intervient pas lors de la création). Un orden peut, selon les effets recherchés se ranger dans les niveaux d’altération suivants :

  • Surnaturel : Toute modification mineure apportée est forcément d’ordre surnaturel. Ces effets sont importants mais sans danger réel pour l’équilibre des choses et la vie en général. (pluie passagère dans un désert)
  • Contre-nature : Les modifications souhaitées sont importantes et forcent la nature dans un sens qui n’est pas le sien. (Soins accélérés)
  • Nihiliste : Les modifications sont telles qu’elles bouleverse tout l’équilibre des choses et va à l’encontre du principe de Vie. (Arrêt du coeur de votre ennemi)

:!: Les niveaux d'altération influent sur l'utilisation des orden. Plus le niveau est élevé, plus la difficulté est élevée.

Durée

La durée d’un sort est instantanée. Il faut en règle général un round pour lancer un orden-ach(action complexe). A la fin de celui-ci, l’effet se produit. Si le Jidaï-atah souhaite prolonger la durée d’un sort, il devra maintenir sa concentration au-delà du premier round et pour chaque round souhaité. cf. Lancer un sort. Ce qui a un coût en fatigue…

Dès lors qu'un orden-ach cesse, il se dissipe pour reformer les flux normaux des énergies primaires. Quand il se dissipe il se fond dans tout ce qui l'entoure et fusionne sans rien détruire, au contraire les énergies libérées de la sculpture se dissoudront dans le flux vivant pour en préserver la cohérence.

Effet aléatoire : Lorsqu'un orden-ach cesse et qu'une cible est encore prise dedans (cas très rare !), comme par exemple au milieu d'un portail, la dissipation entraîne une singularité aléatoire. Dans le cas de notre portail, la cible pourra se trouver aléatoirement d'un côté ou de l'autre. Pile ou face !

:!: En aucun cas les effets aléatoires ne seront néfastes à la cible.

Portée

La portée d’un orden-ach est la distance maximale qui sépare le faiseur de l’épicentre du sort en mètre. Cette portée est celle de la vue du Jidaï-atah ! Il ne peut agir sur ce qu'il ne voit pas. Mais dans des cas rares, clairement délimités par l'Abstract, la mémorisation (test de Concentration) peut compenser ce qui n'est vu.

Zone d'effet

La notion est un peu plus floue. La zone d'effet d'un sort dépend en effet de ce qui est visé par l'orden-ach. Mais, on peut dire que ce qui est touché est ce qui est regardé. Ce qui est nécessairement plus restrictif que ce qui est vu !. L'appréciation du MJ sera prépondérante…

Puissance

La puissance mesure les effets aléatoires ou précis d’un sort. Elle dépend du niveau d'altération du sort et suit le tableau suivant, en fonction des effets souhaités le MJ adaptera…

Table des puissances :
Altération bonus/malus¹ Points² Dé³ persistance* (shacra/inù)
Surnaturel +1/-1 1 1D6 1 round/5 mn
Contre-nature +2/-2 2 2D6 2 rounds/10 mn
Nihiliste +3/-3 3 3D6 3 rounds/20 mn

¹ Ces bonus/malus s'appliquent à la réserve de dé (RD) ou au seuil de difficulté (SD), selon l'orden-ach.

² Ces points s'appliquent par exemple aux PV, ou au PF ou aux dégâts d'une arme au encore aux attributs…

³ Les dés s'appliquent aux dégâts directs…

* la persistance est un résultat (pas un effet) qui ne peut s'estomper instantanément après le déclenchement des effets. Cette persistance est variable en fonction du type de Jidù, pour la matière on sait que cette persistance est permanente (sauf changement d'état: juste après liquéfaction il redevient solide par ex) mais la chaleur d'une flamme reste quelques secondes, et la tristesse ressentie quelques minutes…

Exemple :

Prenons un orden de soins sensé guérir les blessures de guerre. Concrètement l'orden-ach est modelé et au premier round il guérit de 1 PV plus le Jidaï-atah maintien son sort plus le blessé récupèrera des PV. Le sort est surnaturel… S'il le désire le Jidaï-atah peut augmenter le niveau d'altération pour augmenter la puissance : Contre-nature 2PV/round, Nihiliste 3PV/round !

Effet vs conséquences

Un orden-ach modelé déroule ses effets instantanément. Ceux-ci disparaissent dans la seconde qui suit. Mais, il arrive souvent que ses effets aient des conséquences, qui elles, peuvent durer au-delà de cette seconde d’effet.

L’exemple le plus parlant pourrait être un sort de cécité obtenu soit par jidù-inù, soit par jidù-panna. Imaginons que le faiseur ait créé un orden-ach de cécité à partir de sa maîtrise des sens. Le sort prive de la vue la cible, l’effet est instantané et ne dure donc qu’une seconde. Une seconde pendant laquelle la cible ne voit plus rien. Mais passé l’effet, aucune conséquence, la cible retrouve la vue.

Maintenant, si cet orden-ach avait été créé avec le domaine de la matière, on imagine que l'orden-ach détruit ou abîme la rétine ou la cornée de la cible pour aveugler celle-ci. L’effet est instantané mais la conséquence est quasi irréversible. Passé la seconde d’effet la cible restera aveugle.

Pour terminer notre exemple, le premier cas est un orden-ach dont le niveau d’altération est «surnaturel». En revanche le second est un orden «nihiliste». Le MJ ne devra jamais perdre de vu ces éléments…

Modeler un orden-ach

Sculpter, ou modeler un orden-ach se fait grâce à la compétence ad-hoc : “Modeler” (ex: Lancer)

Si l'orden-ach cible une ou plusieurs cibles cognitives (humains, krilliens, animaux, monstres…), le test se fait en opposition.

Si l'orden-ach ne vise pas une cible cognitive, le SD est variable en fonction de la situation, de l'environnement et de divers facteurs à l'appréciation du MJ en fonction du sort. Mais, la première variation est due aux niveaux d'altération de l'orden-ach.

  • Surnaturel SD de base 2
  • Contre-nature SD de base 4
  • Nihiliste SD de base 6

Cette base peut être modifiée en fonction de nombreux facteurs externes déterminés par le MJ.

Si le sort est utilisé contre un cognitif, donc en opposition des malus sont appliqués en fonction du niveau d'altération.

  • Surnaturel aucun malus
  • Contre-nature -2RD
  • Nihiliste -4RD

Certaines circonstances peuvent altérer ces SD de base. Comme la météo, un contexte particulièrement stressant ou terrorisant etc.

Résistance

Tous les êtres pensants (humains, krilliens, animaux, monstres) peuvent tenter de se protéger de l'Orden en réussissant un test en opposition au lancement de l'orden-ach du Jidaï-atah.

Le test est un test en opposition de :

  • Constitution si le jidù est Jidù-panna
  • Volonté si le jidù est Jidù-inù
  • Force si le jidù est jidù-shacra

:!: Si plusieurs jidù composent le sort, le défenseur utilise sa caractéristique la plus faible (son maillon faible)…

Ash'en et Inaï-a'Sinn

Cette section pourrait se résumer au vieil adage : à grands pouvoirs, grandes presponsabilités !

Le choc en retour est le moment où le Jidaï-atah perd sa concentration juste avant de relâcher les énergies qu'il a emmagasinées pour les modeler en fonction de l'orden-ach. Le résultat est dangereux pour le faiseur. Ces énergies repartent reprendre leur place dans le flux normal de la vie et s'échappent par tous les pores de la peau du faiseur lui provoquant ainsi de nombreuses lésions qui peuvent être létales.

Concrètement lorsque le personnage rate son test de modeler et fait un échec critique, le choc en retour a lieu. Celui-ci provoque des dégâts physiques qui dépendent du niveau d'altération de l'orden-ach:

Altérationdégâts
Surnaturel1D8
Contre-nature2D8
Nihiliste3D8

L'Asch'en est toujours présente après l'utilisation de l'Orden. Dans le corps du Jidaï-atah tout d'abord, on parle alors d'Asch'en destructeur. Celui-ci lance un test de résistance sur sa volonté pour re-coordonner ses propres flux. LE SD de base est 2 +1 par niveau d'altération +1 par jidù. S'il échoue, le corps est blessé légèrement sans trace visible, mais le Jidaï-atah lui le sait : 1 point de vigueur par niveau d'altération (max 3). Ces dégâts ne se calculent pas lors d'un Inaï-A'sinn. Le Mj peut agrémenter la narration avec des effets visibles comme l'apparition de quelques cheveux blancs, une ride sur le front, l'apparition d'un grain de beauté ou simplement une larme involontaire…

L'Asch'en est aussi visible dans les zones de sculpture. Le MJ est libre de décrire à sa convenance les effets involontaires que provoquent les ordens au-delà des effets souhaités. Cependant, pour les voir il faut être attentif et le SD de perception ou de fouille est de 9 -1/niveau d'altération -1/par jidù utilisés. Ainsi un sort alliant 2 jidù de niveau nihiliste laissera des traces perceptibles à un test sous un SD de 4. Pour l'oeil de lumière le SD de base est 6. Pour un orden de lecture de l'Art-A'theù chaque tranche de 3 succès devrait donner une indication.

Contrer un orden-ach

Un faiseur peut au lieu de modeler un orden-ach, contrer l'orden-ach d'un autre faiseur, s'il le voit sculpter. Le contre prend autant de temps que le lancement d'un orden-ach, et le tout se résout à la fin du round.

Pour contrecarrer un orden-ach, le mage doit réussir un test de Modeler en opposition au lancer de l'autre Jidaï-atah. Un contre-orden ne génère pas d'Asch'en destructeur.

Un orden-ach peut aussi être dissiper pendant qu'il est maintenu. Les conditions sont les mêmes, le Jidaï-atah doir voir l'autre faiseur pendant qu'il est concentré. Et il doit maîtriser le ou les Jidù utilisé.

Pour contrecarrer un orden-ach en cours, le mage doit réussir un test de Modeler en opposition à la concentration de l'autre Jidaï-atah.

Le Jidaï-atah doit connaître être le ou les Jidù de l'orden-ach lancé.

Orden-O'kam

Un orden-O'kam désigne aussi bien un enchantement que l'objet enchanté lui-même. L'orden-O'kam a des effets permanents, que ce soit des effets continus ou déclenchés.

Pour créer un orden-O'kam il faut pratiquer un rituel proche de celui de création d'un orden. Il faut aussi avoir écrit un Abstract pour définir ses effets. Enfin il faut avoir un support, un objet sur lequel l'orden-O'kam va être fixé. Cet objet doit être vu et regardé dans son intégralité par le jidaï-atah et ne peut être qu'un objet de bonne qualité.

On ne sculpte (modèle) qun'une fois un orden-O'kam : à sa création. Tous les détails du rituel et la création d'un orden-O'kam sont détaillés dans la page dédiée aux Rituels.

A la différence d'un orden, le niveau d'altération d'un orden-ach est définit à la création.

Les types d'Orden

Les personnages Jidaï-atah utilisent l'Art-A'theù telle que décrite ci-dessus. Cependant, il faut savoir que dans certaines régions du globe l'Art-A'theù ne se pratique pas exactement de la même manière. De petites variations peuvent apparaître, mais les grandes lignes restent les mêmes.

Sinn-A'theù : Ainsi, les Jidaï-atah prêtres du culte pourpre utilisent la magie du sang. Le fluide vital leur servant de focus magique en lieu et place des tatouages. Le plus souvent, ils se scarifient au moment de lancer un sort, soit avec un petit stylet ou une petite dague cérémonielle. Peu de sang suffit à oeuvrer, inutile de se saigner. Dans de rares cas, le sang d'une victime est également utilisé, il n'est pas nécessaire de tuer la personne malgré la pratique souvent courante…

Djeh-A'theù : Dans les jungles lointaines de Cahour, les tribus disposent souvent de chamans en plus des prêtres pourpre. Ces chamans ont développés une magie qui s'appuie sur les ossements et les runes en remplacement des tatouages. De petits os sont évidés et remplis avec de la poudre d'opale puis rebouché au cour du rituel. Dans sa transe le chaman voit apparaître un symbole, une rune qu'il grave enfin sur l'os. Le rituel est achevé. Les ossements deviennent des réceptacles du sort. Le sort ne peut être utilisé que par le chaman qui l'a créé. C'est pourquoi ils sont souvent recouverts de colliers d'os !

Quelle que soit le type, pour que l'orden agisse le Jidaï-atah ou le chaman doit le sculpter. Dès lors il peut être contracarré ou subir un inaï-A'sinn…

Entere-theù : Les Jidaï-atah d'un même type peuvent s'unir pour sculpter ensemble. Cette pratique est méconnue mais elle offre des perspectives intéressantes. Il faut au moins 3 Jidaï-atah pour former un cercle. Il y a toujours un officiant principal et les autres sont les acolytes. Tous les acolytes doivent posséder au moins un Jidù nécessaire au modelage de l'orden. L'officiant, lui, doit tous les maîtriser. Pour chaque acolytes l'officiant reçoit 1 dé de plus à sa RD pour sculpter.

La portée et la durée ne sont pas affectées par cette amplification. Il faut toujours voir et regarder. Mais si les acolytes se répartissent la vision ils augmentent considérablement la zone d'effet. Par ailleurs, lors du maintien de l'orden, il suffit qu'un acolyte ou l'officiant au moins réussisse son test de concentration.

La puissance détermine les SD comme pour un modelage “plus classique”. Mais les effets sont multipliés par le nombre d'acolytes. Ainsi un orden nihiliste bouclier qui protègerait de 3 points les dégâts d'armes lancées, s'il est modelé par 4 Jidaî-atah, protègera de 3(acolytes) x 3 points = 9 points.

Lors d'un Inaï-A'sinn tous les membres du cercle subissent des dommages. Chaque acolyte reçoit les nombres D8 de dégâts en fonction de l'altération de l'orden. L'officiant reçoit le nombre de D8 du niveau d'altération +1D4 par acolyte. Car les flux désordonnées refluent par les acolytes puis par l'officiant qui devient en quelque sorte le point de focal de l'Inaï-A'sinn.

Avantages inconvénients

Djeh-A'theù : Tout est dans l'os ! Lorsque le chaman n'a plus d'os, il ne peut plus sculpter et doit recréer ceux-ci. Ce qui est pénible. Mais, en revanche l'avantage est qu'il peut sculpter simultanément autant d'orden qu'il a d'os !!! Dans une certaine limite tout de même : son Intuition. Il peut modeler simultanément n orden ou n est son score d'intuition.

Les chamans se préparent longtemps et tout le temps, c'est pourquoi ils sont recouverts de colliers d'ossements. Ils sont donc très puissants et redoutables mais ce pouvoir a une limite qui est la réserve d'orden préparés.

Sinn-A'theù : Le sang est la clé ! Pour monter la puissance d'un orden, un Jidaï-atah a besoin de plus de sang. Une égratignure est suffisante pour un orden surnaturel, il faudra une plaie ouverte est saignant en continue pour un orden contre-nature, alors qu'un flot abondant de sang vif, comme ce qui s'écoule d'un égorgement, est nécessaire àun orden nihiliste.

On comprend mieux pouquoi le sacrifice animal ou humain/krillien est à l'honneur dans cette Art-A'theù… Car le sang versé n'a pas nécessairement à appartenir au Jidaï-atah. Ce qui n'empêchera pas l'Inaï-A'sinn si la sculpture échoue.

Atahan-Jidù

Il s’agit de la meta magie ! L'Art-A'theù est un modelage des forces naturelles pour servir dans un but précis le désir du Jidaï-Atah. Nous avons comme il était difficile de pratiquer efficacement les 3 Jidù. Mais, il existe un très petit nombre de Jidaï-Atah qui sont allés au-delà de ces limites, en dehors des frontières connues de la pratique de la magie. Ils ont, par leur affinité extrême avec la nature, découverts des contrées et des pouvoirs qui ont décuplés leur puissance !

Atahan Jidù est une révélation. Le Jidaï-Atah peut pressentir cet état de conscience mais il lui est révélé en rêve ou en transe. Cette révélation ne devrait jamais être le fait du joueur mais celui du MJ. Un joueur peut orienter son personnage pour tendre vers cette connaissance, mais seul le MJ peut décider d’ouvrir la voie…

Concrètement, Atahan-Jidù est un avantage gratuit, en ce sens que seul le Mj peut l’accorder dans des circonstances de jeu dont lui seul à les clés.. Cet avantage ne peut être acheté par l’expérience. En revanche, pour que cet avantage soit accessible, le personnage doit remplir certaines conditions prérequises.

- Maîtriser les 3 Jidù - DM minimum de 5 en Concentration

Le Jidaï-Atah a alors une conscience accrue des forces naturelles qui l’entourent. Il ajoute un bonus permanent de +1 à ses SC de Jidù. Par la suite, un nouveau monde s’ouvre au personnage. Il va pouvoir développer d’autres avantages liés à l’Atahan-Jidù. Ces avantages ne peuvent être choisis que si la voie a été ouverte par le MJ et lors des dépenses d’expérience comme pour les autres avantages (50 PX). Ils ne peuvent être choisi que dans l’ordre qui suit, le suivant nécessitant de connaître le précédent.

Oeil de lumière

Utilisation : concentration, plutôt difficile

Description : Le Jidaï-Atah est capable de voir les flux primaires. Il voit ces courants d’énergie, ces pulsations ou ces vibrations qui émanent de toute la nature qui l’entoure. Voir ne signifie pas utiliser, mais de fait, sa capacité à mo delerun orden est augmentée grâce à cette perception des flux. Moyennant un jet de concentration il voit à travers l’oeil de lumière et son orden bénéficie d’un bonus de +2 RD au modelage.

Par ailleurs cette vision spécifique lui permet de voir dans le noir ou dans l’obscurité comme s’il disposait d’une vision nocturne. Tous les désavantages de l’obscurité sont annulés pour ses tests de perception, fouille etc. Il perçoit l’inaï-mu’waad (bleue) et l’onde télépathique (vert) comme des flux magiques et est donc capable de les distinguer. Cette capacité le rend moins vulnérable et ses tests de volonté sont augmentés de +1 RD.

Enfin, l'oeil de lumière permet de déceler plus facilment l'Asch'en laissée par un orden.

Main de lumière

Utilisation : concentration, assez difficile Description : Le Jidaï-Atah continue sa découverte d’un nouvel univers de beauté et d’énergie pur. Il a développé une telle sensibilité aux énergies naturelles qu’il peut distinguer les flux des différents domaines pour canaliser celui ou ceux qui l’intéressent pour sculpter un orden.

Moyennant un jet de concentration le Jidaï-Atah peut «couper» toute source d'Art-A'theù pour la rediriger vers lui ou vers ce que bon lui semble. Il peut ainsi empêcher un autre faiseur de lancer son orden en le privant de flux naturel. C’est sans danger pour le Jidaï-Atah victime mais sans aucun doute extrêmement déroutant ! L'orden suivant est modelé s’il le désire avec un bonus de +1. RD (cumulable avec l’oeil de la lumière).

Les autres formes d'art comme l’inaï-mu’waad et la télépathie lui sont connues et il peut mieux les combattre en bloquant ces flux comme on bloque un poison. Ainsi, ses tests de volonté sont encore augmentés à +3 RD (remplace celui de l’Oeil de lumière)

La main de lumière donne un plus grande maîtrise sur les jidù. Elle permet ainsi de diminuer les effets de l'Asch'en destructeur. Réduisez de 1 ces dégâts ; ainsi un orden surnaturel ne peut plus causer de dégât.

Lumière continue

Utilisation : concentration, difficile Description : Le Jidaï-Atah est en connexion privilégiée avec la nature. Dès lors il a compris que tout est énergie primaire, que ce tout forme une âme. Eù est en tout et est tout. Il peut faire parti de ce tout et ainsi accéder à la conscience universelle l’espace d’un bref instant. Il peut ainsi rendre un orden permanent sans l’effort que les autres doivent fournir. Lors du rituel de création, si le Jidaï-Atah choisi de créer un orden-ach, il le fait avec les difficultés d’un orden normal. Il doit réussir un test de concentration supplémentaire avant son test étendu.

Par ailleurs, les dégâts de l'Asch'en destructeur sont réduits de 2.

S’lat-A’sinn : Dès lors qu’il développe ce don, le Jidaï-Atah prend le risque de «se perdre» en Eù. Chaque fois qu’il procède à un enchantement en utilisant ce don, il doit réussir, à la fin du rituel, un jet de concentration sous assez difficile pour revenir. S’il échoue, son âme se perd dans la contemplation d’Eù, c’est S’lat-A’sinn ! (cf. S'lat-A'sinn plus bas)

Voie de lumière

Utilisation : concentration, très difficile Le Jidaï-Atah doit posséder tous les autres avantages liés à l’Atahan-Jidù pour pouvoir choisir celui-ci. Sa parfaite harmonie avec la nature et ses forces vives lui permettent de concentrer à sa guise ses flux. Il peut ainsi favoriser d’autres Jidaï-Atah autour de lui en leur insufflant les flux utiles à leurs sorts respectifs. Il peut ainsi aider un nombre maximum de Jidaï-atah égal à son score de psychisme. Moyennant un jet de concentration réussi, chaque Jidaï-Atah choisi par le détenteur de la voie de la lumière dispose de +1 RD pour lancer son orden. Ou, s’il préfère il peut prolonger les effets de tous les sorts des Jidaï-Atah qu’il décide d’aider par la voie de la lumière, à leur place. Mais, il doit réussir son test de concentration au début de chaque round supplémentaire où il prolonge les effets. Il doit choisir entre booster les scores de lancer ou les effets. D’autrepart, il peut dérouter la moitié des flux d’un inaï-a’sinn que devrait subir un autre Jidaï-Atah sur lui même…

Le Jidaï-atah ne subit plus de dégâts dû à l'Asch'en destructeur.

Mais, avec ce don, le risque de se perdre en Eù est accrue. Chaque fois qu’il utilise ce don, le jet de concentration qu’il doit faire pour revenir est sous difficile.

S’lat-A’sinn : Les conséquences d’une perte de conscience chez le Jidaï-Atah pendant sa communion avec Eù sont à la fois extraordinaire et mortelle. Extraordinaire, car le faiseur n’a plus conscience de lui et goûte pleinement à la béatitude et l’accomplissement ultime. Il peut mourir dans cet état. L’état dure initialement 1D4 jours. Au terme de ces jours de béatitude, le jidaî-atah doit essayer de revenir sous la difficulté imposé par le don utilisé. S’il échoue dans sa tentative de revenir, il ajoute 1 journée de plus au résultat du dé par échecs cumulés. Ainsi, un faiseur échouant pour la troisième fois partira 1D4+3 jours ! S’il est bien entouré il peut survivre, mais ne se nourrissant plus et ne buvant plus, son corps meurt de faim et de déshydratation. Concrètement au-delà de trois jours sans boire le personnage meurt. Au-delà de 40 jours sans manger, il meurt. Le personnage peut-être hydraté malgré lui, mais de toute façon pas au-delà des 40 jours, car le personnage ne peut être «gavé» de force au risque de l’étouffer.

annwfn_jdr/systeme/orden/start.txt · Dernière modification: 2020/09/07 16:36 de elvan49