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2- Les ères préhistoriques

Les historiens s’accordent pour dire que la longue période préhistorique a vu l’émergence de deux foyers de populations quasi contemporaines l’une de l’autre. Ces deux foyers sont, pour l’un le cœur du continent hyper-méridional et verra la naissance de la branche médiosunienne des primo-ophideis et l’autre, la zone sub-désertique et les grandes plaines fluviales du super-continent Pan-geow où les primo-ophideis de la branche australokotienne se développeront. Ces deux espèces possèdent les mêmes caractéristiques physiques à peu de choses près et forment les branches mères des ophidés. Il y a près de 2 millions d’années.

Paléolithique

Pour faciliter la lecture de cet éon, les scientifiques l’ont découpé en plusieurs ères préhistoriques. Le paléolithique (autre point commun avec l’espèce humaine) s’étend de -65 millions à -85 000 ans. Il est lui même divisé en deux sous-périodes : Le paléolithique supérieur (-65 à -1 million d’années) et le paléolithique inférieur (-1 million à -85 000 ans). La paléolithique est profondément marqué par le développement de l’outil en pierre taillée, la domestication du feu dans un mode de vie chasseur-cueilleur. Les ophidés vont connaître une lente évolution dont les stades sont encore peu connus. Les études anthropologiques nous donnent, cependant, un bon aperçu des différentes phases de peuplements liées à l’alternance violente de périodes glaciaires et de forts réchauffements climatiques. Le néovitique tardif, ou paléolithique inférieur, verra le troisième bouleversement animal de la planète. On estime la disparition de plus de 50 % de la faune, mais conjointement à l’apparition de nouvelles espèces. Ce bouleversement a sans doute failli causer l’extinction des primo-ophideis. Mais, leur capacité d’adaptation avait déjà largement évoluée et l’apparition de l’ophideis-sapiensis en est la preuve. Nous sommes entre -85 000 et – 80 000 ans avant la charte de colonisation (ACC).

Il semblerait que, comme pour l’homme, les premiers êtres conscients soient donc, à l’origine, des nomades cueilleurs de baies. Ils ont progressivement développé des outils en bois, en os et en pierre. Le site de Tabor-Nean situé dans la province de Cahour sur le continent hyper-méridional, est remarquable à ce titre par la profusion d’outils, mais aussi de ce qui semblerait être des fibules et des bracelets décoratifs.

Les premiers krilliens habitaient dans des abris naturels, tels des grottes, des avens ou des failles géologiques suffisamment aménageables. Les premières apparitions d’habitats construits remonteraient à 66 000 ans ACC. S’il y avait déjà eu trace de constructions, celles-ci s’apparentaient davantage à des renforts, des murs de rondins ou de boues séchées pour compléter l’abri naturel et sa défense. Les premières maisons, ou tentes répondaient encore aux contraintes d’une vie nomade. Ces camps étaient provisoires. Mais, ils permettaient alors de regrouper plus d’individus et surtout de s’installer dans les plaines et près des bois où le gibier est plus abondant.

Mésosyléen

Les krilliens se distinguent de l’espèce humaine au mésosyléen. Cette période, la deuxième du néovitique débute vers -10 000 ans. Les populations sont en voie de sédentarisation progressive, et ce parallèlement à de grandes migrations qui se poursuivent. Ces dernières répondent à des impératifs démographiques. Il semblerait que déjà à cette époque, la conscience d’une limite des ressources d’un habitat donné soit acquit. Le krillien sait qu’il doit préserver son habitat naturel de lui-même. Il fait parti d’un tout dans un équilibre qu’il doit s’efforcer de ne pas rompre. Cet état d’esprit toujours actif chez eux est la cause du développement lent des technologies, en comparaison de ce que nous avons étudiés chez l’homme.

Elle est marquée par un abandon progressif de la pierre au profit du bois et des os qui permettent un travail plus en finesse et l’apparition de constructions géantes en pierre à but religieux selon toute vraisemblance. On trouve dans la région des grands lacs de Cahour de superbes sites encore intacts, avec kerns, dolmens et autres menhirs. Ce site est les autres, datant approximativement de la même époque, portent tous des traits distinctifs et récurents ; ces ensembles de pierres dressés et/ou construits n’utilisent aucun mortier et possèdent tous de remarquables gravures. On trouve ainsi de très nombreuses gravures symboliques dont la signification nous échappe encore et que même les krilliens ont oubliés. On parle d’une période qui s’étend grosso-modo de 10 000 à 5 000 ACC.

Peuplement et grandes migrations

Nous l’avons vu plus haut, l’espèce krillienne s’est développée à partir de deux foyers principaux. Du moins tel que nous pouvons l’affirmer aujourd’hui. Ces deux branches vont se diviser, aux fils des millénaires et des évolutions des krilliens à leurs nouveaux environnements. Ce qui permet de les distinguer clairement l’une de l’autre se situe encore aujourd’hui dans la pigmentation particulière des krilliens de chacune de ces deux espèces.

La première, les australokotiens se distinguent par une pigmentation des zébrures plus claires que celle du reste de la peau. Inversement pour les mediosuniens, la pigmentation de la peau est sensiblement plus claire que celle des zébrures. Aujourd’hui encore cette distinction est visible et permet sans l’ombre d’un doute de déterminer l’ascendance de tel ou tel krillien. Pour le reste, il n’y a aucune réelle distinction.

La période pré-historique est marquée par de grands mouvements de population. Ces migrations ne sont certes pas concertées mais entrent dans un processus lent et systématique de peuplement de toute la surface d’Annwfn. C’est aussi au cours de ces migrations que, des deux branches initiales, vont émerger au moins trois autres sous-branches. Avec les deux premières, elles forment les cinq races actuelles du peuple krillien. Les historiens ne sont cependant pas tous d’accord sur cette division. La race dominante dans la région centrale du Pan-geow prête à polémique et controverse. Nous y reviendrons plus tard. Les krilliens quant à eux semblent attacher peu d’importance à ces distinctions.

Des australokotiens (peau noire, zébrure brune) viennent les merisethiens (peau brune, zébrure beige) et les septentriheliens ( peau gris bleutée, zébrure gris clair à blanc). De son côté la branche mediosunienne (peau brun cuivré, zébrure brun foncé) donnera naissance aux medioiriens (peau cuivré à rouge, zébrure brune). Ces considérations pigmentaires sont générales et de multiples variations, liées aux brassages ethniques viennent amplifier la diversité des genres et des couleurs. Cependant, le distinguo de contraste entre peau et zébrure se vérifie systématiquement. Ces variations s’expliquent parfaitement par la progressive adaptation aux différents climats et autres impératifs de survie.

Les grandes migrations ont commencé dès que primo-ophideis a cherché de nouveaux territoires de chasse. Mais, dans les premiers temps elles furent le fait de petits groupes d’individus. On pense qu’à cette époque le grand désert de Chanseth n’existait pas au profit d’une vaste étendue de forêts tropicales. Ce climat favorable a permis l’installation de nombreux groupes d’individus dans ce qui forme aujourd’hui le royaume de Chanseth et le sud de Panshaw. Dans le même temps l’ensemble du continent Cahourien a été peuplé par les mediosuniens. Les migrations vers le nord vont ainsi s’accélérer dans la première moitié du paléolithique krillien. Le développement de l’outillage a permis aux krilliens de dompter peu à peu leur environnement et ainsi de se multiplier.

La deuxième moitié du paléolithique, une hausse des températures globales et l’ouverture définitive de la mer d’Erinn-Nuatha ont favorisé la naissance du désert sethien. C’est à cette époque que seul le groupe ethnique des merisethiens s’enracine dans ce qui sera le royaume de Chanseth. On trouve également des traces de peuplement merisethiens dans quelques iles du grand océan d’Alastor.

Pendant ce temps les australokotiens toujours majoritaires se sont installés vraisemblablement dans ce que nous appelons aujourd’hui Panshaw. Mais, il ne reste plus beaucoup de trace de cette installation. Par ailleurs le peuplement actuel du royaume du milieu semble davantage provenir de la branche mediosunienne. En effet, la majorité des krilliens vivant à Panshaw à l’heure actuelle ont des zébrures plus foncées que le reste de leur peau, mais ce peuplement est pour le moins assez mystérieux. Pour l’heure, aucune preuve d’un peuplement mediosunien ou medioiorien n’a pourtant été trouvé. C’est pourquoi la théorie d’un métissage long et systématique de la branche d’origine (australokotienne) et de ses branches filles (merisethienne et septentrihelienne) conserve de nombreux adeptes, même si elle remet en cause la définition génétique des branches mères. On évoque alors la possibilité d’une sixième branche : mediokotienne. Dans les deux cas des lacunes rendent difficile l’adoption définitive de l’une ou l’autre des deux théories.

C’est aux alentours de -585 000 que les krilliens arrivent sur le continent bel-bukéen. L’ensemble de la mer de Cej-Navak est alors peuplée ainsi que de nombreuses iles de l’océan, d’Alastor. Le royaume actuel de Llarkno est intégralement mediosunien. La population actuelle de ce royaume est néanmoins merisethienne dans sa majorité. Mais, cette différence n’est dû qu’aux mouvements de population importants lors de la période de colonisation humaine. Nous parlerons de ça plus tard. Peu à peu les mediosuniens de Bel-Buk vont s’adapter à leur nouvel environnement pour donner la branche medioirienne qui va devenir majoritaire dans ce royaume.

La branche septentrihelienne, quant à elle, naîtra de l’adaptation des australokotiens aux rigueurs hivernales du nord. On retrouve cette branche très largement majoritaire dans les royaumes actuels de Darsh (foyer d’origine) et de Nihel. Le peuplement de la grande île de Nihel est tardif et survient lors du mésosyléens au moment où Annwfn connaît une longue ère glaciaire. C’est la seconde vague de grands mouvements. Inverse à la première, elle voit les septentriheliens chercher des terres moins hostiles. C’est ainsi, qu’une partie d’entre eux redescendent dans ce qui sera Panshaw , pendant que d’autres tentent leur chance au-delà de l’océan des pleurs et tentent de franchir les étendus glacées du pôle nord. Dès lors, les principaux peuplements ont eu lieu. Par la suite l’histoire annouvéenne sera ponctuée de migrations plus ou moins importantes qui participeront au métissage des populations.

Les grandes civilisations fluviales

La tradition orale chez les krilliens est très forte et le restera jusqu’à la colonisation. Mais, diverses civilisations ont cependant développé l’écriture à des périodes diverses qui, pour la plupart, se situent aux alentours de -6 000 ans. A cette époque les différents groupes ethniques krilliens sont devenus sédentaires et ont appris à domestiquer, élever du bétail et les premiers métaux font leur apparition dans l’artisanat. On pourrait comparer cet âge avec ceux du bronze et du fer chez les humains. C’est une période extrêmement riche en découvertes et en « progressions technologiques ». Mais là aussi, le parallèle avec les humains s’arrête très vite. Les quelques traces archéologiques et les rares archives de cette longue période qui s’étire sur presque 5 000 ans, ne permettent pas d’établir clairement si on peut parler de naissance des états. Il semblerait que les krilliens soient restés fidèles à un fonctionnement plus tribal. Ainsi, on parlera peut-être de cités-nations. Celles-ci correspondant aux capitales de zones territoriales de faible étendue. Cependant, ces villes ont pour certaines regroupé plusieurs milliers d’individus. Autre point troublant, ces cités, à quelques points du globe que ce soit, semblent toutes procéder du même plan d’urbanisme, à quelques exceptions près. Un centre fortifié regroupant les bâtiments administratifs et religieux du pouvoir. Autour de ce centre, divisé en quatre quartiers par quatre artères se développent les habitations du peuple, agriculteurs, artisans et marchands. On retrouve ce découpage dans les camps provisoires des légions panshiennes.

C’est dans ce creuset urbain que naît l’écriture et différents alphabets. Nous disposons de peu d’élément permettant de traduire les quelques écrits de cette époque. Le cunéiforme du Tremlor est le plus tardif d’entre eux et celui que nous parvenons à traduire. Les guerres telles qu’en ont connues les grandes civilisations terriennes, de Babylone à l’Égypte pharaonique ne semblent pas avoir d’équivalentes krilliennes. Les conflits sont visiblement restés à la mesure de l’influence de ces cités. Il semblerait que déjà à cette époque le besoin primait sur l’envie. Ainsi, les états-cités ne s’affrontaient que pour permettre à l’ensemble de leurs populations respectives de vivre et/ou survivre. Les épisodes de famines dues à des canicules ou des hivers rigoureux pouvaient souvent être à l’origine d’un conflit avec un voisin plus chanceux que le climat avait épargné.

C’est à cette période que l’astronomie se développe sous l’impulsion des pouvoirs en place. Il est admirable de constater qu’aucune entrave d’ordre religieux ne semble avoir bridé cette étude scientifique. Les traces archéologiques retrouvées dans la région des grands lacs de Llarkno montrent qu’un calendrier très précis avait déjà était établi aux alentours de -4500 ans. Calendrier qui sera repris et confirmé par la colonisation humaine, quelques huit mille (quatre milles) ans plus tard. Par ailleurs, il semblerait que leur connaissance des étoiles leur ait permis d’établir assez rapidement des moyens de navigation relativement précis. Ces grandes civilisations vont cependant connaître un déclin assez rapide et une partie du savoir acquis à ce moment de leur histoire sera perdu par les krilliens.

Les causes de ce déclin sont assez obscures. Il semblerait qu’une fois encore la nature et un fort changement climatique en soit la cause. Mais, ce brusque changement s’explique mal et les études menées par les équipes scientifiques humaines et krilliennes ont manqué de temps. Par ailleurs, ces études n’étaient pas prioritaires pour le pouvoir humain en place. Quoiqu’il en soit, plusieurs théories ont cours, la plus vraissemblable étant un fort réchauffement climatique, faisant suite à une période glaciaire et ayant mené à une montée des eaux. Les grandes cités étant toutes, majoritairement, sises aux bordes de fleuves, à leurs embouchures ou sur les rives de lacs, il est certain que cette montée des eaux a peu à peu rendu impossible la vie dans ces cités. Cette théorie semble être corroborée par les découvertes des sites lacustres de Moss-ul et de Katan. Cependant, cette théorie s’inscrit sur une période de montée des eaux relativement lente qui n’explique pas complètement pourquoi les krilliens n’ont pas eu le temps de déplacer leurs cités ou de les protéger.

Comme pour la terre à l’époque des grands dinosaures, la théorie d’un astéroïde est assez crédible. La séparation en deux blocs du sud du continent cahourien pourrait bien apporter un élément de réponse favorable à cette hypothèse. En effet, la fracture entre les deux blocs continentaux ne correspond à aucune ligne de faille tectonique. Celle-ci étant davantage située à l’intérieur des terres dans le bloc sud. Le plateau océanique entre les deux blocs est quant à lui étrangement plat d’après les relevés terra-mercurien et nettement moins profond que l’océan d’Alastor qu’il surplombe de falaises sous-marine de près de deux kilomètres. Autre point d’impact potentiel, les îles du cercle au nord de Darsh. La disposition circulaire et la topologie sous-marine du secteur pourrait s’expliquer par l’écrasement d’un astéroïde à cet emplacement. La théorie de l’astéroïde permet d’expliquer la soudaineté de la montée des eaux. Mais, elle lancerait une longue période glaciaire et non un réchauffement…

histoire/prehistoire.txt · Dernière modification: 2020/05/09 18:41 de elvan49